Les premiers jours au CP

La rentrée au CPVous trouverez ici mon cahier journal de la première semaine (et ici, en version open office, modifiable) pour vous donner une vision d’ensemble….

Ici, nos CP arrivent dans grande école avec beauuuuuuucoup d’élèves. Les CP arrivent de plusieurs écoles, la population est  très brassée: bref,  beaucoup de neuf pour eux.

Au commencement, l’accueil des petits bouts. Généralement, dans la cour, avec leurs parents. Première extension du temps…. Généralement, on rentre les derniers dans l’école, et j’en profite pour tout lister avec les parents : qui mange à la cantine, qui reste à l’étude, comment se prononce le prénom, si les inscriptions ont été faites en mairie, etc…. Je vois qui est là, qui n’est pas là, qui pleure, qui fait déjà des cabrioles, comment réagissent les parents. Très instructif !

Départ en meute vers la classe, avec les parents que je laisse accompagner leur enfant jusqu’à la classe. Les premiers jours, je les laisse choisir le porte-manteau (généralement, pas trop de vêtements), mais j’ai préparé une étiquette « super héros » sur la porte qu’ils doivent prendre seuls. Je suis toujours un peu en retrait, j’observe beaucoup ces nouveaux élèves.
Je les laisse s’installer où ils veulent (sauf ceux dont les parents les poussent au premier rang « Si, si, va, va! Tu écouteras mieux comme ça ! »). Ils patafixent leur étiquette sur la table, ce qui me permet d’apprendre rapidement les prénoms. Et là, je remercie les parents, et au revoir.

Pour les premières semaines, j’organise la classe de façon très traditionnelle : tables les unes devant les autres, deux par deux. Je m’assure surtout que tous les enfants ont les pieds qui touchent le sol. Au fil des jours, je réorganise très vite les places, puis, au fil de l’année, je déplace mes tables pour aller petit à petit (vers janvier), vers des tables en groupes ou en L.

Deuxième acte, les enfants, seuls. Sages comme des images, ô bonheur, je leur présente la classe, les différents coins, les cases (grande découverte). Et je me débarrasse très vite des affaires dans le cartable. On vide tout. J’explique le système de la réserve : ce qu’on garde dans la trousse et ce qu’on met dans la réserve. Première transpiration. Généralement, à ce moment là, ça jacasse plutôt pas mal, donc, regroupement pour le petit jeu du ballon.

Le principe. Celui qui a le ballon dit son prénom et quelque chose sur ce qu’il aime bien à l’école (c’est un exemple, ça peut être autre chose). Exemple :  « Je m’appelle Rita et moi, j’aime bien le jour de la rentrée avoir plein de feutres à moi. » Puis on lance le ballon à quelqu’un qui s’exprime à son tour (s’il a envie, on ne force pas).
Puis, on se compte. On varie les plaisirs, furet, les filles, les garçons, à l’envers, à l’endroit, deux par deux. Bref, je leur explique que dès la semaine prochaine, ce sera à eux de s’occuper de cette tâche (voir les rituels).
Et là, figurez-vous qu’il est déjà l’heure de sortir en récré. Je sors 5 minutes avant pour visiter vite fait la cour (très grande chez nous) et expliquer ce qu’on a le droit et pas le droit de faire.
Explication aussi de la mise en rang et de la circulation dans les couloirs (silencieuse, absolument). On marche comme des petites souris jusqu’à la sortie.

Retour en classe après la récré. Avec passage aux toilettes obligatoire avant d’entrer en classe. Déjà pour éviter les déplacements pendant les heures de classe et ensuite, pour se laver les mains (rien ne m’horripile plus qu’un gamin, les mains sales en classe).
Je passe ensuite à la présentation du rituel « Chaque jour compte » (voir ici). J’explique que le centième jour d’école, on fera une grande fête, bla bla bla, vous connaissez le refrain !
Avant la cantine, j’enchaîne avec une première petite séance de lecture sur les prénoms, un grand classique. Vous pouvez suivre la séance proposée dans le manuel Litournelle, elle est très bien faite. J’utilise mes étiquettes de prénom de super héros, plus la petite fiche que vous trouverez ici.

Après la cantine, je passe aux règles dans l’école. J’utilise les fiches de A l’entre violette que je projette sur videoprojecteur et je laisse beaucoup parler les élèves, tout en étant ferme sur la règle du « Pas tous en même temps, on s’écoute et on demande la parole ». Le but étant que tout le monde soir d’accord sur des règles communes. Ensuite, je présente mes quatre règles incontournables, qui découle de ce que nous avons vu précédemment. Puis, présentation du tableau de comportement que j’explique ici.
J’enchaîne par une petite balade dans l’école, toujours calme, j’insiste beaucoup. On visite les salles de sport, d’informatique, la bibliothèque, les classes des grands qui font peur, on fait coucou aux grands frères et aux grandes sœurs et re-passage aux toilettes.

De retour en classe, j’enchaîne sur la deuxième séance de lecture, plutôt dédiée à l’étude du code. Là encore, je suis la méthode Litournelle, mais, c’est selon. C’est plutôt calme et on commence le vrai travail de grand. Pas plus de 30 minutes… C’est déjà très long ! Surtout en milieu d’après-midi…

Je finis ma journée par la distribution du cahier de liaison et de devoirs avec diverses feuilles à remplir par les parents. Je leur en explique le fonctionnement. Je ne les laisse pas coller les feuilles le premier jour, à part une peut-être pour le plaisir d’utiliser la colle…
Puis, on termine la journée par une petite histoire au coin regroupement. J’essaie toujours de sortir un peu avant la sonnerie pour éviter la cohue du couloir et bien gérer la sortie et la « distribution » des élèves… Généralement, j’ai ma fiche remplie le matin, avec qui va où.

Jours suivants . J’accueille les élèves à l’entrée en classe à 8h20, et j’essaie toujours de leur prévoir un petit travail pendant le temps d’attente. Soit le fichier d’autonomie (que je laisse en feuilletage libre pour la découverte du premier jour), soit un petit travail (mots à recopier sur l’ardoise, par exemple, comptage, compléter une bande numérique, etc.).

Lecture : je sépare clairement l’étude du code et la lecture compréhension. L’étude du code étant pour moi comme du solfège, on fait des gammes dont on se sert ensuite pour la lecture de textes.
Je fais donc une séance d’étude du code le matin (45-50 minutes maxi) dès que tout le monde est installé. Un peu aussi l’après-midi en début d’année, histoire d’arriver vite à la combinatoire.

Je mets rapidement les enfants à l’écriture des voyelles sur un cahier ligné 4 mm. J’ai toujours 15 bonnes minutes de préparation (gym des doigts, traçage des lettres en l’air, sur la table, dans le dos du voisin, etc.). Contrairement à pas mal des mes collègues blogueuses, je ne suis pas de méthode d’écriture. On écrit ce qu’on apprend à lire, dans l’ordre de la progression de l’étude du code.

Maths : j‘attaque directement sur le fichier Picbille. Je ne fais pas d’évaluation diagnostique (oh, c’est pô bien!), parce que je repère de toute façon très vite les niveaux de mes élèves et que je n’ai pas besoin de les évaluer direct, d’autant que ça me met mal à l’aise d’être d’entrée dans ce système d’évaluation. Bref, fichier, donc. On découvre le manuel, ses personnages et on enchaîne !

Le vocabulaire de l’école : J’aime bien cette séance trouvée sur le blog de La classe de Corinne. On en remet une couche sur le matériel et je fais une affiche agrandie que je laisse en classe sur ce que je dois avoir dans ma trousse. Sur le même blog, on trouve des super fiches sur l’alphabet.

Arts visuels et EPS. Pas à proprement parler des arts, mais cette première semaine, on s’occupe de la décoration de la porte, des étiquettes de super héros, du coloriage des pages de garde des cahiers. Je distribue les cahiers au fur et à mesure, en fonction des besoins.
Je sors aussi faire des petits jeux collectifs.

Il est important de varier les activités cette première semaine : l’adaptation au CP est difficile pour les anciens GS habitués à circuler librement en classe. Il faut rythmer les journées, tout en restant cool! Pas la peine d’en faire des tonnes, les CP découvrent tout, laissons-leur le temps!

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P’tits trucs de CP

Si j’ai appris un truc en dix ans de métier, c’est qu’il ne sert à rien de hurler. On s’égosille, on se ruine les cordes vocales et ça n’a souvent qu’un effet très limité. En vrac, quelques petits trucs testés pour faciliter la gestion d’une classe de CP. Ca n’engage que moi

superAnticipation
Au CP, tout est question d’anticipation et de préparation, mentale et matérielle.On annonce ce qu’on va faire pour que les enfants se préparent mentalement à la tâche, mais on leur fait aussi préparer tout le matériel en avance. Si c’est un travail sur ardoise, on prend quelques minutes pour préparer le feutre et l’ardoise (et s’assurer que le feutre fonctionne!). Si c’est un travail sur fichier ou sur cahier, on taille son crayon, si c’est un travail avec crayons de couleur ou feutres, faire préparer toutes les couleurs avant. Ca libère l’esprit, et pas que, pour le moment où l’on va expliquer la consigne.

Concentration
Dur d’obtenir des petits CP concentrés… Dur surtout de les garder concentrés une bonne partie de la journée !Perso, je me pose devant eux (debout devant le tableau) ou derrière (debout au fond de la classe) ou au milieu (debout à côté d’un élève et j’attends. Si le silence ne vient pas, je circule dans les rangs, un doigt sur la bouche. Je fais les gros yeux aux bavardeurs. Je leur dis qu’on va commencer à travailler et qu’on a besoin de silence (en chuchotant, pour leur montrer l’exemple). Il existe plein de petits exercices de relaxation, de gym des doigts très utiles en début d’année. Il faut que tous les enfants soient disponibles quand on veut avoir leur attention : non occupés, bien assis, tables rangées, c’est un préalable indispensable. Je ne commence jamais une séance si je n’ai pas leur 25 paires d’yeux sur moi…

athlete(1)Circuler
Jusqu’au mois de décembre, je ne pose quasiment pas une fesse sur ma chaise de bureau ! Je circule tout le temps entre les élèves. En phase collective de travail sur ardoise (étude du son ou calcul mental par exemple), par exemple, je passe dans les rang, un coup je suis devant le tableau, un coup au fond de la classe, je remets les agités droits sur leur chaise… En phase de travail individuel, je passe voir tout le monde, je corrige, je réexplique, je refais faire, j’aide…. Et je remets les agités en place sur leur chaise ! Si je n’ai pas le temps de corriger tous les fichiers pendant la séance, en direct, je fais poser sur une table et je remets la correction à plus tard, plutôt que de leur faire faire la queue à mon bureau.

coachDifférencier

Voilà comment une séance de lecture/d’étude du code peut partir en vrille : quand il n’y a pas de différenciation. Passer 20 minutes à lire des mots, attendre son tour, écouter les autres bégayer, perdre le fil, partir dans ses rêves… J’ai appris à voir comment ces moments pouvaient être inintéréssants pour les élèves performants, qui décrochent donc et font décrocher les autres, et très pénibles pour moi. Donc, très vite, je fais des groupes de lecture : les moins forts avec moi, en décodage pur, les autres, en autonomie. Quand j’ai fini avec un groupe à qui je laisse un travail, je passe aux autres. Je ne m’étale pas sur le sujet, mais au CP, c’est vraiment la clé de tout…

Ritualiser

Gagner en autonomie est un des challenges du CP. Pour ça, rien ne vaut, à mon avis, la ritualisation des activités. On sait ce qu’on fait, à tel moment, donc, on alarmclock(1)s’organise en fonction. On se prépare mentalement à faire de la lecture ou des maths, donc, on est forcément plus disponible, parce qu’on sait ce qui nous attend. Je sais que les IMF ou conseillers pédagogiques n’aiment pas les fichiers (maths ou lecture), pourtant, je trouve que la structure même de ces fichiers donne un fort élan à l’autonomie : la répétition des exercices, la formalité de la présentation, la présence des repères, etc. Mais bon, c’est un autre débat !

Faire soi-même

Alors certes, l’autonomie c’est bien, mais allons-y mollo quand même ! Personnellement, j’aime que le cahier du jour soit propre et net. Donc, je colle moi-même les petits exercices que je pique ici et ici, par exemple. D’une part, je personnalise (tous les élèves n’ont pas le même exercice) en fonction des capacités et d’autre part, ce n’est pas collé n’importe ou au milieu du cahier, la tête à l’envers ! Il y a beaucoup de choses que je prépare moi-même, en arts visuels, par exemple. C’est du temps gagné, quelques crises évitées et la plupart du temps, mon but n’est pas qu’ils sachent transvaser de la peinture dans un pot ou laver des pinceaux…

medalGomettes

Alors, les CP a-do-rent les gomettes ! Ils les adorent ! D’encouragement, de félicitations, ils se roulent par terre pour une gomette !:-) A utiliser avec parcimonie, donc ! Donc, régulièrement, je décide de m’armer de gomettes, comme ça. Un élève qui a fait de supers efforts pour écrire, hop, une gomette dans le cahier, une poésie super bien illustrée, hop une gomette, etc. Je fais aussi des concours : champion de rapidité pour écrire les devoirs par exemple. Je sélectionne 3 ou 4 élèves et s’ils arrivent à écrire leurs devoirs dans le temps imparti, hop une gomette ! Evidemment, je m’arrange pour faire passer tout le monde. L’autodictée aussi est pourvoyeuse de gomettes ! Une autodictée sans erreur, hop, une gommette ! De préférence, brillante, belle et colorée….

Le rang

Ah, le rang… On en passe du temps à exiger un rang ! Perso, je n’exige jamais qu’ils se donnent la main, mais au moins qu’ils soient rangés, histoire de se déplacer indexsereinement et de pouvoir les compter rapidement. Je ne les lâche jamais : du début à la fin du rang, de la cour à la classe. Même si je bavarde avec une collègue, je remets dans le rang, je les ai tous à l’oeil. A l’arrivée, je suis devant la porte pour surveiller le couloir et la classe. J’exige qu’ils soient calmes avant de rentrer en classe. S’il y en a un qui court, il ressort et recommence le trajet. Je ne crie pas pour les faire mettre en rang, ça ne sert à rien. Je me déplace, les prends par la main pour aller les ranger moi-même. Les chefs de rang m’aident dans cette tâche. Ca peut durer jusqu’à la fin de l’année, mais c’est pas grave, je rentre dans l’école déjà dans de bonnes conditions.

Les toilettes

Je n’aime pas les déplacements aux toilettes pendant les heures de classe : c’est loin, il y a des escaliers, je ne sais jamais ce qui peut arriver… Bref, je limite au maximum, sauf si c’est vraiment indispensable. Je passe donc aux toilettes après chaque récré en précisant bien qu’il va falloir tenir jusqu’à la prochaine. Ce me pompe 10 minutes de temps, parfois, mais c’est pas grave. Ca marche très bien : je n’ai eu que très rarement des accidents et très peu d’enfants qui sortent pendant la classe.

Les tables

Rien sur les tables. Ou en tout cas, le moins possible. Les trousses sont rangées dans les cases, on ne sort que ce dont on a besoin. Les règles sont gardées en classe, dans une boîte et distribuées quand on en a besoin (penser à écrire le prénom). Le moins de choses possible dans la case, on garde les cahiers dont on se sert le moins, dans un coin de la classe. Je fais ranger les tables à chaque début d’activité pour qu’il y ait le moins de distraction possible.

penLa réserve de matériel.

Tout le matériel demandé est stocké dans des sacs plastique (congélation) au nom de l’enfant, dans une caisse dans un coin de la classe. Les élèves ne gardent que le strict nécessaire.J’explique le fonctionnement de tout, dès le premier jour : tube de colle, taille-crayon, etc. Si un élève continue de jouer avec sa colle ou son taille-crayon au bout de trois-quatre jours, je confisque. Il vient chercher sur mon bureau en cas de besoin.Je donne aux enfants le matériel dont ils ont besoin au fur et à mesure dans leur réserve (ensuite, c’est un élève responsable du matériel qui s’en charge) et je préviens les parents de renouveler dès qu’on arrive au dernier crayon ou tube de colle de la réserve. Il est marqué avec du scotch de couleur (en magasins de bricolage). Tubes de colle, feutre ardoise, taille crayons, feutres et crayons de couleur. J’essaie de responsabiliser très vite les enfants pour qu’ils comprennent que ce matériel doit servir à tous. De temps en temps, s’il n’y a pas mes 5 tubes de colle dans la réserve de classe, je demande : « Tiens ! Qui a gardé un tube de colle ? Il faudra le ranger, quelqu’un pourra en avoir besoin… » Cela dit, je ne tiens pas de comptabilité et si un élève ne rapporte toujours pas de tube de colle, je lui en donne un.

S’asseoir correctementimages

C’est dur et ça prend du temps. Mais c’est la base de tout. Une bataille de toute l’année, mais ne jamais lâcher là-dessus. On est assis sur ses fesses, le dos contre le dossier de la chaise, les pieds au sol. Au début de l’année, je joue un peu : Allez, on pose ses pieds par terre, on vérifie ses fesses, son dos, ses mains ; etc. »

Une seule consigne à la fois

Personne n’est multitâche. Un élève de CP ne peut pas écouter une consigne et la comprendre s’il n’est pas 100% disponible. Ca ne sert à rien de dire : « Rangez votre votre cahier, sortez votre fichier de mathématiques, ouvrez-le à la page 54 et prenez un crayon de papier. » Il y en a dix qui vont le faire et on va s’énerver avec les autres : « Quel fichier maîtresse ? Quelle page ? Avec quoi on écrit ? ». Bref… Par étapes. J’utilise souvent les doigts de la main. 1 : on range son cahier. Et j’attends. 2 : on sort son fichier de maths. Et j’attends encore. 3 : on l’ouvre à la page 54 (j’écris au tableau). 4 : on prend son crayon de papier. 5 : on s’asseoit correctement.Et là, la séance peut commencer…

Occupation

bookRien de pire qu’un CP non occupé ! Je déteste dire aux élèves d’attendre que tout le monde ait fini, même si ça m’arrive quand je suis vraiment exaspérée . Et je ne suis pas spécialement pour, non plus, donner du travail en plus. Ils savent qu’ils peuvent s’occuper, à condition que ça reste calme : lecture au coin regroupement ou à sa table, fichier d’autonomie ou activité en autonomie, coloriage libre dans un cahier. Pas la peine de faire compliqué. Ca permet aux moins rapides de finir tranquillement, à moi, d’aider ceux qui en ont besoin et aux autres, d’être occupés, de souffler un peu et de pas être frustrés…

 

angryRéfléchir avant de hurler

Oui, ça peut être exaspérant un élève de CP. Mais mettez-vous à sa place deux minutes… OK, il n’a pas écouté la consigne, OK, il bavardait, OK c’est toujours la même chose. Mais il faut comprendre les efforts qu’on leur demande à longueur de journée. Si Lulu refait la même erreur cinq fois de suite, plutôt le prendre à part pour lui expliquer ce qui ne va pas que de lui balancer un « Evidemment ! T’as encore raté ton exercice ! ». Si Toto redit pour la dixième fois « Je sais pas ce qu’il faut faire ? », plutôt que de s’énerver sur lui, déléguez à un autre élève la tâche d’expliquer l’exercice à Toto, si Lala fait des cabrioles dans le couloir au lieu de se ranger pour la douzième fois de la semaine, prenez-là par le bras et isolez-là au fond du rang, en expliquant « Tu n’es pas capable de te ranger, tu restes là », plutôt que vous égosiller sur elle pour qu’elle se range, sans que ça n’ait aucun effet. On peut très vite avoir des propos blessants, parce qu’on est énervé. Sur un gamin de 6 ans, ça a un impact non négligeable. Donc, évitons. Je demande souvent à mes élèves de réfléchir avant de parler, j’essaie de faire pareil !

Timer

On ne le dira jamais assez : oui, un enfant de CP zappe. Et bien, il faut faire avec. Il faut extrêmement « timer » les activités : une séance d’écriture, c’est 10-15 minutes maxi, tant pis si Max et Lili n’ont pas terminé, ils font ce qu’ils sont capables de faire dans ce temps-là. La phase orale d’une séance d’étude de code doit aller vite. Les séances sur ardoise génèrent beaucoup d’agitation : il faut être rapide et efficace. Dans un exercice type : « J’entends/j’entends pas », je fais écrire la lettre d’un côté de l’ardoise et la lettre barrée de l’autre côté. On pose le feutre et là, on y va. Il n’y a plus qu’à retourner l’ardoise du bon côté, ça dure 5 minutes. Une séance collective de lecture doit être hyper rythmée en début d’année : travail collectif, puis individuel, puis bilan, tout ça en 45 minutes grand maxi !

mateTravail entre pairs

J’aime beaucoup déléguer mon travail aux élèves ! J’ai remarqué que les élèves (enfin certains) adorent « aller aider ». Et je ne m’en prive pas. Je leur explique qu’il ne faut pas faire à la place, mais expliquer… J’ai observé et ça marche du tonnerre ! Souvent, le fait que des élèves réexpliquent avec leurs mots permet à d’autres de mieux comprendre, d’être moins stressé et finalement d’y arriver. C’est également très valorisant pour ceux qui font « la maîtresse » ou « le maître ».

 

Cet article n’attend que vos réactions et vos autres petits trucs pour s’enrichir !

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Super héros, toujours….

Comment être un super hérosDans la série des petits super-héros à l’école, voici un support que j’avais trouvé sur le toujours génial Pinterest, mais en anglais non modifiable. J’ai donc refait en français, ce petit « mode d’emploi » pour être un super héros. Le document est un PDF de deux pages, version paysage, à découper et à assembler pour avoir une affiche format A3.

Ca peut faire office de règles de classe, ou les compléter puisque l’affiche va plus loin que les simples règles de vie de la classe.

Personnellement je vais l’utiliser en complément de mes 4 règles de vie (voir le kit « super héros ») et l’afficher à un endroit où elle sera vue tout le temps (sur la porte, peut-être), à voir…

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La rentrée des super héros

updatePetite mise à jour avec le calendrier mural 2017-2018! Et une contribution de Virginie pour une nouvelle version du calendrier.

Voici donc divers outils d’affichage sur le thème des super-héros du CP. Tout le monde accroche, surtout avec les images très mignonnes de Scrapping Doodles. Attention, les documents sont souvent lourds (plusieurs Mo)… Les versions modifiables s’ouvrent via un lien qui apparaît dans une nouvelle fenêtre.

Voici donc un nouveau pack avec:

  • Le calendrier mural:

Calendrier mural

J’avais pour habitude d’utiliser le calendrier de Bout de Gomme que je trouve très joli, très graphique et très bien fait! J’aime beaucoup cette idée de calendrier vertical qui en plus, laisse la possibilité d’écrire des choses à côté de chaque jour (sortie, anniversaire, piscine, etc.). Comme je voulais coller au thème des super héros, j’ai gardé l’idée du calendrier vertical (donc, il faut couper et assembler les deux parties) et j’ai ajouté des petits super héros « multi-culturels » à chaque page.

Personnellement j’affiche tout en début d’année au dessus de mon tableau calendrier, mais je descends chaque feuille de mois au fur et à mesure. Et quand un mois est terminé, je le remets dans la « frise ». Mais on peut choisir de les sortir au fur et à mesure…

 

  Et ici, une version proposée par Virginie.

 

 

 

 

  • La date:

Etiquettes pour la dateSupport date

Pareil que pour le calendrier mural: j’ai été une fervente utilisatrice du « Petit train des jours » de Bout de Gomme. Chaque matin, les élèves changeaient la date (jour, quantième) en autonomie. Et pareil encore que pour le calendrier mural, j’ai voulu coller au thème super héros. J’ai vu des tas de choses made in US sur Pinterest, mais ça fait quand même un peu mal aux yeux parfois… 😉

Donc, j’ai fabriqué ma propre version, un peu plus sobre, en gardant les couleurs des mois (bleu=hiver, vert=printemps, jaune=été, rouge=automne).

Il faut tout plastifier, découper,mettre dans une boîte ou patafixer dans un coin… Attention: c’est à imprimer en 2 par page, sinon, c’est énorme!

Voilà ce que ça donne (le tout à patafixer sur le support ci-dessus):

Exemple date      Exemple date 2

 

  • Le clip chart du comportement:Capture d’écran 2015-08-07 à 20.11.28

Clip chart comportement Avec 5 étapes, du « bravo » au « mauvaise journée ». Une pince à linge par élève: j’avais imprimé des étiquettes aux couleurs des super héros que j’avais collés sur des pinces à linge avec du scotch double face, mais on peut se contenter d’écrire le prénom au feutre sur une pince à linge (version modifiable ici).

Le principe: tout le monde commence dans le « Bravo » chaque matin et peut changer de case Comportement en classequand les règles ne sont pas respectées. Inversement, quand l’élève fait un effort, on remonte!
On fait le bilan chaque soir, sur la fiche de comportement, collée dans le cahier de liaison (version modifiable ici): l’étoile est coloriée de la couleur du jour.

Voir également l’article sur les clip charts pour plus d’explications

 

  • Un  tableau « cantine, étude, garderie »

Capture d’écran 2015-08-08 à 14.41.50Même principe que pour le clip chart du comportement. Je prépare des pinces à linge avec les prénoms des enfants et je clippe les pinces sur chaque fiche plastifiée et accrochée derrière mon bureau. J’ai en un coup d’oeil qui mange à la cantine, qui va à la garderie ou à l’étude. L’année dernière, j’écrivais même pour les « réguliers » de la cantine ou de l’étude ou autre, les jours de la semaine sur la pince. Par exemple: « Nora- LMJV » ou « Simon: MV ». Evidemment, il faut prévoir le stock de pinces à linges! Version modifiable ici.

  • Le tableau des responsabilités:

Tableau des responsabilités

Format classique avec les étiquettes prénoms « super héros » et « super héroines » (version modifiable ici) à personnaliser.

Clic sur l’image de gauche pour une version un peu allégée en couleur, et ici pour la version « bleu-jaune-rouge ». Versions modifiables ici et là.

  • Les règles de vie:

Règles de vie super hérosQuatre règles simples de base, en ce qui me concerne, c’est déjà très suffisant pour des élèves de CP. Dans l’idée anglo-saxonne du « Ici, je… », qui marque bien l’entrée dans la classe, un endroit où l’on est présent pour travailler, apprendre, respecter, etc.

J’aimais beaucoup cette police, mais elle a un gros défaut: ni apostrophe, ni accents! Donc, j’ai ajouté au feutre noir ce qui manquait, après impression…

Version modifiable ici.

Voir également l’article sur les règles de vie pour plus d’explications.

 

  • Les étiquettes « super-héros »

Etiquette super hérosEtiquette super héros Redessiné avec mes petites mimines sur le modèle de documents US, plusieurs modèles de super héros et super héroines, que  je donne le jour de la rentrée. Les élèves doivent colorier leur super héros, personnage et fond (avec force étoiles, bang, pshiiit et autres!) et reconstituer dans le cadre dessous, leur prénom avec les lettres fournies dans le document (ciseaux-colle, ça donne une bonne idée le premier jour du CP…). Le cadre est prévu pour des prénoms de 9 ou 10 lettres maxi. A adapter, sinon! Colorié au crayon à papier, ça permet de plastifier ensuite pour le garder toute l’année.

 

 

  • Les étiquettes prénom

Etiquette super hérosA personnaliser et à plastifier: je mets le prénom en capitales et en script. Cette étiquette sert le premier jour: je les patafixe sur la porte, ils prennent leur étiquette et la collent sur leur table. Et d’une, je repère immédiatement ceux qui hésitent ou ceux qui connaissent tous les prénoms, et, de deux,  j’apprends rapidement les prénoms de mes élèves. Ensuite, elle m’a servie d’étiquette de portemanteau, le reste de l’année.

 

  • La petite liste des prénoms pour le travail du premier ou du deuxième jour

Capture d’écran 2015-08-08 à 14.36.09La classique liste des prénoms de la classe (en version modifiable), modèle « super héros ». La consigne est simple, à vous de l’adapter, mais elle sera du genre: colorie ton super héros en vert (vérification immédiate). Colorie les super héros des prénoms de tes copains en jaune (vérification immédiate). Ils ont ensuite le droit d’utiliser toutes les autres couleurs pour colorier les autres super héros.

 

 

 

Chez les cybercollègues:

Un chouette système pour le comportement des super héros chez Mais que fait la maîtresse . J’adore ses fiches individuelles!

Un autre système avec de très belles étiquettes chez Madame Marie Julie

Les polices utilisées dans mes documents modifiables:

Capture d’écran 2015-08-08 à 11.03.49 austie_bost_chunky_description sf_comic_script

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La découverte de l’eau au CP

Pour ma séquence sur l’eau cette année, j’ai utilisé le guide de la Main à la pâte: L’eau dans la vie quotidienne.  Malheureusement, ce fichier est payant, mais on peut trouver cette démarche reprise sur l’excellent site du centre pilote de La main à la pâte de Nogent-sur-Oise.

En gros et pour faire court, l’approche au CP consiste à étudier les caractéristiques de l’eau liquide (j’ai zappé cette année le tri solide/liquide qui avait été fait en grande section pour la plupart de mes élèves), puis à expérimenter sur les changements d’état de l’eau. C’est évidemment une démarche très expérimentale où chaque séance commence par une question, puis donne lieu à des émissions d’hypothèses avec expérimentation et synthèse. Elle est très facile à mettre en place et ne réclame pas beaucoup de matériel et les séances de questionnements sont vraiment très enrichissantes!capture-decran-2017-02-09-a-15-25-59

Même si le fichier est très bien fait, je trouvais les traces écrites assez peu adaptées à mes élèves de CP et il me fallait également un bilan final qui récapitule tous ces changements d’états liés à un changement de température. J’ai donc bidouillé une petite trace écrite à coller dans le cahier (ici en version .pptx modifiable).

Pour la première page rien de spécial: on reprend les notions découvertes dans la première étape de la séquence.

capture-decran-2017-02-09-a-15-23-31Sur les changements d’état, la leçon intervient après toutes les expériences pour reprendre tout ce qui a été vu: les élèves colorient la flèche de la bonne couleur (il faut chauffer ou il faut refroidir). Ici, le même document à projeter pour accompagner les élèves si besoin. Avec en plus trois petites diapo sur les trois états vus à la loupe (empruntés au site Sciences Junior) qui explique scientifiquement ces changements d’état de la matière. J’aurais bien fait un diaporama animé avec les flèches qui arrivent et tout et tout, mais je n’ai pas eu le temps, donc, voici le doc en version modifiable si ça intéresse quelqu’un de bidouiller ça.

 

capture-decran-2017-02-09-a-15-26-06Enfin et pour finir, une petite évaluation qui reprend exactement ce qui a été vu en fonctions des nouvelles compétences en QLM: identifier les trois états de la matière et observer des changements d’états et identifier un changement d’état de l’eau dans un phénomène de la vie quotidienne (même si ces intitulés restent assez abscons…).

La version modifiable: ici.

 

Revue de spécimens, février 2017

capture-decran-2017-02-10-a-12-27-46Toujours dans le cadre d’un partenariat avec Bordas (voir ici), j’ai reçu la nouvelle version du fichier Maths tout terrain CP, dont j’avais déjà parlé dans un article ici.

Rien de très nouveau dans cette version adaptée aux nouveaux programmes, puisque en mathématiques, les programmes de CP ne sont pas franchement bouleversés. C’est un fichier, donc, de fait, rassurant pour tous ceux qui démarrent au CP. Il est toujours aussi agréable, les illustrations sont très soignées. Toujours découpé en 5 périodes avec un bon équilibre entre nombres, calculs, espace et géométrie et grandeurs et mesures dans chacune d’elles, ce fichier pose un cadre très stable et très organisé pour le CP. On trouve même dans le sommaire, pour chaque nouvelle leçon, un renvoi vers les domaines du socle des nouveaux programmes 2016!

Ca n’empêchera pas l’enseignant de devoir compléter cette méthode par d’autres ressources et d’autres activités de manipulation, parce qu’on sait qu’au CP, elles sont essentielles. Ce fichier manque également un peu, à mon goût, d’activités de rebrassage, si ce n’est dans la partie calcul mental.

Bref, un fichier très classique qui rassure et que les élèves peuvent sans doute apprécier. Je vous laisse vous faire votre opinion en feuilletat directement cet ouvrage sur le site compagnon des éditions Bordas où le fichier, le guide du maître et le fichier photocopiable sont consultables.

 

Coup de coeur pour « Vivre ensemble à l’école »

capture-decran-2017-02-09-a-15-49-38J’ai reçu des éditions Bordas le manuel Vivre ensemble à l’école. Destiné au CM, il peut à mon avis servir de base de départ pour tous les cycles, tant il propose des documents et des situations de discussions de qualité.

La manuel est construit autour des nouveaux programmes d’ECM (la sensibilité, le droit et la règle, le jugement et l’engagement) avec un découpage dans chacun de ces quatre domaines en chapitres (« promouvoir l’égalité entre filles et garçons », « s’engager dans un projet collectif », « lutter contre le harcèlement », etc.). Déjà, une bonne base de départ quand on veut réellement formaliser cet enseignement.

Ensuite, chaque chapitre propose une observation de documents qui sera le point de départ de la discussion:

  • une histoire vraie;
  • le point de vue d’un auteur (extrait d’une oeuvre de littérature de jeunesse);
  • des extraits de textes plus officiels;
  • le point de vue d’un artiste (une oeuvre d’art relative au sujet);
  • un petit glossaire reprenant les mots et notions essentiels.capture-decran-2017-02-09-a-15-58-41

En prenant l’exemple de « Reconnaître le juste et l’injuste », dans le domaine « Le jugement », question ô combien délicate et discutable pour les élèves, nous sommes  confrontés à deux histoires: celle d’Elia, une petite fille privée de tablette pour y avoir joué tard le soir sans autorisation, et celle d’Anna à cause de laquelle toute la famille est privée de ski parce qu’elle est trop malade en voiture. Ces deux histoires déjà, sont de vrais déclencheurs de discussions sur le thème pour lequel les élèves devront pouvoir soulever des arguments et débattre. Puis vient l’histoire d’une erreur judiciaire, celle de Marc Machin, jugé coupable de meurtre et finalement réhabilité. L’occasion d’évoquer avec les élèves le système judiciaire français, le fait que la justice est exercée par l’Etat au nom du peuple, mais qu’elle peut être contestée.

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Ensuite, on pourra s’arrêter sur la lecture de la fable de la Fontaine « Les animaux malades de la peste » pour une rapide étude de texte, mais surtout de la morale de l’histoire en lien avec le sujet.

Les deux pages suivantes nous donnent l’occasion d’évoquer d’autres grandes erreurs judiciaires, celle qui a condamné Galilée pour avoir défendu les idées, pourtant justes, de Copernic au XVIIe siècle et celle qui avait mené Bruno Giordano sur le bûcher  pour avoir tenté de montrer la même chose.

Enfin, un éclairage officiel sur la place de la justice en France (« Nul ne peut se faire justice soi-même ») et une illustration artistique de la question (ici, une allégorie de la justice).

J’aime beaucoup l’idée d’aborder une question aussi vaste et compliquée que le juste et l’injuste par une situation très proche des élèves et d’élargir ensuite à l’approche quasi-philosophique, mais guidée et encadrée par des textes et des situations très générales. S’interroger, se questionner, se faire sa propre opinion et commencer à accepter celle des autres, c’est pour moi l’essence même de l’enseignement moral et civique tout en ayant des notions théoriques qui guident la réflexion de l’élève.

Bref, un vrai coup de coeur pour ce manuel que je vous encourage à feuilleter sur le site de l’éditeur. Le guide pédagogique est également téléchargeable en PDF.

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Couleurs chaudes et couleurs froides

Loretta GraysonupdateAjout d’une trace écrite pour le cahier et d’un nouveau diaporama!

Pour travailler sur les couleurs chaudes et les couleurs froides, notamment en appui sur les tableaux de Van Gogh et Munch, rencontrés dans l’album « Musette Souricette », nous avons trouvé cette artiste, Loretta Grayson.

Première étape: faire une roue des couleurs. Pour ça, partir de l’excellent diaporama de Mme Têtard, pour faire exprimer les enfants sur leur ressenti.capture-decran-2017-02-12-a-16-10-03

Vous pouvez aussi utiliser ce diaporama dans lequel vous retrouverez quelques grands tableaux avec une utilisation très marquée des couleurs chaudes et froides, soit en opposition (vitrail de la cathédrale de Chartres, ci-contre par exemple), soit pour évoquer une atmosphère (tableaux de Turner et de Friedrich, par exemple).

Deuxième étape, partir des trois couleurs primaires et remplir à la peinture, un cercle chromatique, comme celui préparé par Maîtresse Ecline.

Enfin, et c’est toujours sur ce site que nous avons trouvé cette excellente idée de reprendre les travaux de Loretta Grayson. Voici un petit diaporama des travaux de cette artiste.

Capture d’écran 2015-01-28 à 18.13.43Ensuite, toujours avec un doc préparé par Maîtresse Ecline, nous avons dessiné des arbres nus ( à préparer pour les plus petits, puis à photocopier) en suivant le modèle dans le diaporama. Puis, au feutre ou à la craie grasse, les élèves remplissent les cases en respectant bien les limites intérieur/extérieur de l’arbre et l’opposition couleurs chaudes/couleurs froides. Pour les grands, autonomie complète. Pour les plus petits (CP), certains auront encore besoin qu’on trie les crayons, car la distinction des couleurs chaudes et froides n’est pas encore acquise.

capture-decran-2017-02-08-a-19-00-15J’ai ajouté cette année une petite trace écrite pour garder en mémoire les notions abordées. A compléter par les enfants (pages 2 et 3 du document) en projetant le modèle (page 1 du document): capture-decran-2017-02-08-a-19-03-17

  • une roue des couleurs à colorier avec des étiquettes « couleurs chaudes » et « couleurs froides » à replacer;
  • une trace écrite sous forme de coloriage sur les trois couleurs primaires et les trois couleurs secondaires et les mélanges.

 

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Je lis et je colorie

capture-decran-2017-02-08-a-15-45-10C’est (encore une fois!) sur le fantastique blog d’Hipotâme que j’ai trouvé cette idée pour les CP.

J’ai donc préparé quelques fiches que je donne au bout de quelques semaines de lecture quand la lecture de mots à plusieurs syllabes devient possible ( à partir de l, p, t, r, s). Le but: lire un mot bien sûr, et le comprendre. L’élève doit donc colorier de la même couleur l’étiquette du mot et le dessin. C’est assez ludique, ça se fait en relative autonomie et c’est facile à corriger.

Les fiches suivent ma progression de sons (Patati et Patata), d’autres à venir.

 

capture-decran-2017-02-08-a-15-48-22Un premier exercice où l’on doit coller les dessins correspondants au mots

 

 

Je lis des mots: l

Je lis des mots: l, p, t, r

Je lis des mots: n

capture-decran-2017-02-08-a-15-41-39

Je lis des mots: d

 

 

 

 

 

 

 

capture-decran-2017-02-08-a-16-00-07

Je lis des mots: ou

capture-decran-2017-02-08-a-15-41-45

Je lis des mots: è, ê, ei, ai

 

Je lis des mots: les syllabes triples

 

capture-decran-2017-02-08-a-16-04-34

Je lis des mots: f, ph

 

 

 

 

 

 

 

 

Je lis des mots: ch

 

 

 

 

 

 

 

 

S’entraîner à écrire son prénom

S'entraîner à écrire son prénomOups… Je republie cet article qui a bugué… Donc, voici une petite fiche pour s’entraîner à écrire son prénom.

Le principe: on place la fiche dans une pochette transparente et on s’entraîne au feutre d’ardoise fin. On peut commencer avec le doigt, sur le plus gros modèle.

Le document est en version modifiable, évidemment (format power point) et la police utilisée est Curselinea que vous pourrez trouver ici.